mardi 15 septembre 2009


Amis du soir bonsoir,

Voilà j’ai franchi la barre du mois passé sur le sol du cheeseburger. Le temps passe tellement vite, « un truc de ouf ».

Il est temps donc d’entamer la rédaction de mon article hebdomadaire, ça risque d’être long encore, alors je vous pardonne si vous décidez d’aller jouer à PES / boire du rhum / sortir Place Pie ou partir en Jamaïque au lieu de lire (avec un peu de chance chacun se reconnaîtra dans les différentes citations).

J’ai jeté un œil aux News Françaises et j’ai l’impression que la panique Grippe Porcine recommence. Ca me donne donc l’occasion de rebondir sur l’extension du phénomène ici. La semaine dernière tous les étudiants ont reçus des mails d’alertes, et une dizaine d’étudiants ont étés mis en quarantaine dans leurs chambres pendant 4 jours pour éradiquer la propagation du virus, autant vous dire que je suis content de ne pas avoir été pris dans la vague, rester 4 jours enfermés sans avoir le droit de voir personne et se faire apporter ses repas….c’est pas ce que j’appelle une expérience intéressante. Des désinfectants ont étés installés partout sur le campus et nous devons les utiliser plusieurs fois par jour, avant d’utiliser les ordinateurs par exemple, ou avant de faire du sport (oui bizarrement attraper une balle de basket dans les mains peut contribuer à la propagation porcine). Des masques ont aussi étés mis à disposition mais personne veut ressembler à un Serial Killer. Enfin tout est mis en œuvre pour que personne ne claque dans les jours qui viennent, ça me semble logique.

J’ai bien envie de parler des cours aussi. Rien à voir avec le système d’éducation Français. Moi qui était habitué à aller à la moitié de mes cours et à ne pas bosser avant la veille d’un exam (sinon c’est pas rigolo), autant vous dire que j’ai vite compris qu’il fallait changer ces habitudes ici. Les cours sont très ludiques et intéressants, les classes sont petites afin d’engager et stimuler la conversation, qui est au centre du cours.
Beaucoup de documents visuels sont utilisés, on regarde des films et faisons régulièrement des analyses d’images (pour mes cours d’histoires antiques par exemple). Les Américains prônent le ludique comme base d’éducation, tout est fait pour ne pas s’endormir (encore un changement pour moi). Généralement cela s’articule comme ça : une 20aine de pages à lire par cours et par jours (oui oui, ça fait 3h00 de travail journalier minimum), qui seront ensuite discutés en classe avec le professeur avec appui de documents divers.

J’ai même un cours où le prof a mis au point un jeu de rôle pour simuler la panique lié à la chasse aux sorcières dans l’Europe du 17ème siècle, je suis un charpentier qui doit évoluer socialement tout en essayant de ne pas se faire prendre pour cible par toute hérésie Germanique (oui je reste encore choqué par le son de l’Allemand à Munich).
Enfin plein de choses bien intéressantes, et le travail au final vient naturellement vu que les classes sont intéressantes, passer 4 heures voir plus tous les après midis à la librairie n’est en rien rare, et de toute manière c’est la même galère pour tout le monde alors il n’y a pas de raison que j’en échappe.

Parlons un peu de mon week end, généralement c’est là que se passe le plus de choses vu que je porte mes lunettes la grande partie de la semaine (sauf le soir faut pas déconner non plus).

Le Vendredi soir nous sommes allés dans un « drive-in movies », qui est le cinéma en plein air où on vient avec nos voitures, comme dans Grease où le type essaye de serrer la fille dans la voiture mais échoue totalement (j’ai pas tenté pour ceux qui voudraient savoir, bien trop cliché). C’est pas cher et l’ambiance est relativement sympa. Généralement tous le monde sort de sa voiture et installe des couettes et serviettes par terre, mater un film en plein air installé dans l’herbe ça reste une bonne expérience. Je me permets néanmoins de noter la pause « bouffe » avant et après le premier film.

Après ça, nouvel expérience d’un bon cliché Américain. J’ai été invité à une « house party » (se référer à l’article précédent, les lecteurs assidus sont récompensés en ne perdant pas de temps à comprendre de quoi je parle). Néanmoins cette soirée était soit disant secrète, j’ai quand même cru bon, en amateur d’expérience et parce qu’au moins j’aurais un truc à écrire dans mon blog, d’y aller. Cette soirée était en fait une soirée rituelle pour les membres des Fraternités, appelé « Sororities » et « Fraternities », vous savez le truc illégal maintenant dans la plupart des écoles et universités Françaises à cause du bizutage lié à l’adhésion etc. Tout le monde était habillé en toges. Cela consiste en un club privé réservé en gros aux gens populaires, concours de popularité en gros, ça reste mon interprétation mais je ne vois pas d’autres intérêts d’être dans ces groupes, ça fait bien de dire « ouais je suis membre de la confrérie Delta-machin parce que je suis un des mecs populaires du campus, et pas toi ». On m’avait invité pour savoir ce que je pensais et si une adhésion m’intéressait, non merci je ne mange pas de ce pain là (marre des hamburgers…..je m’attribue 6/10 pour cette blague).

Il n’y a pas de réveil le Samedi sans gueule de bois (sinon c’est pas drôle). Quand je précise réveil c’est en fait à 2h00 de l’aprèm. J’ai rencontré dans l’après midi ma « host family », qui est en fait une famille qui nous est attribué dès l’arrivé et qui est censé nous faire découvrir le coin et être chaleureux tout ça tout ça avec nous. Jef and Bev Hinez sont deux retraités très sympathiques, le genre qu’on voit dans les sitcoms à la « Happy Days », le couple heureux et amoureux qui vit dans la maison parfaite avec le jardin bien entretenu.
Nous sommes allés manger un restaurant typique Américain, bonne ambiance et discussions très intéressantes sur les différences de culture. Je comprenais pas bien d’ailleurs au début pourquoi ils me disaient « Eat dessert first », qui est apparemment un proverbe bien connu ici. J’ai compris après avoir mangé l’équivalent de 30 pounds (ouais je m’y suis mis, faut bien s’intégrer hein) de nourriture en tout genre, et ne pas avoir pu prendre de dessert sous peine d’aller à l’hôpital pour lavage d’estomac. Ils sont bien gourmands ces Américains.

Le soir nous somme retournés au Valarium (article précédent hein), pour l’anniversaire d’une amie sur le campus, encore une bonne soirée qui s’est achevée sur un des Parkings du campus à 7h00 du matin, après avoir mangé un petit déj à 5h00 dans un diner du coin (ouvert 24/24, j’aime préciser).

Je crois avoir trouvé une nouvelle religion ici, le Football Américain. C’est de la folie. Bizarrement, le championnat universitaire (CFL) est encore plus important que le championnat professionnel (NFL). La médiatisation est monstrueuse, les joueurs sont des étudiants comme vous et moi (pour les étudiants qui lisent le blog), entre 18 et 21 ans, et jouent dans des stades aussi grand que le Stade de France avec des milliers de fan et spectateurs et des matchs diffusés sur toutes les chaînes de télé. Bon ça concerne la première ligue, c'est-à-dire la L1 de la CFL, où les meilleures et plus grosses universités jouent (MC est en L3, rigolez pas).
Knoxville, qui est une des grosses villes du Tennessee (et à 15 mn en voiture de Maryville) abrite l’UT, l’University of Tennessee avec à peu près 35 000 étudiants (j’y suis passé en voiture, le campus doit faire la taille d’Avignon, impressionnant).

L’équipe de football Américain de UT est une très bonne équipe, et les jours de match, tout le monde porte du Orange (qui est la couleur du Tennessee et de UT) et s’amassent dans les bars où n’importe où on peut trouver un télé pour regarder les jeunes joueurs se faire défoncer le crâne par une autre bonne équipe nationale. Je dirais que c’est encore plus important que le football chez nous, je devrais d’ailleurs prochainement aller voir un match au stade (qui est plus gros que le Stade de France….), je prendrais quelques photos.
En parlant de notre Football, nous avons crées une équipe avec les étudiants internationaux et quelques étudiants Américains, et elle commence à bien tourner. On s’entraîne tous les jours, et on a été remarqué par un coach qui veut jouer un match contre nous la semaine prochaine. Nous allons jouer contre une équipe d’un lycée local, vrai match avec pom pom girls etc. ca risque d’être marrant, je demanderais à quelqu’un de prendre quelques photos (ça risque d’être d’utiliser mon appareil en étant sur le terrain).

A part ça, une de mes photos a été publiée en première page du journal du College qui est sortie aujourd’hui, je suis plutôt content de ce que je fais pour l’instant et on m’a mis sur d’autres projets photos (comme un match de voleyball dans 2 heures).

Pour terminer, et parce que je vais être en retard pour mon entraînement (le coach rigole pas, et j’ai pas réellement envie de courir pendant 20 mn), un petit exemple d’une journée « normale » :

Lever entre 7h40 et 8h40, selon l’heure de mes classes
Classe toute la matinée
Déjeuner avec la tête à moitié dans l’assiette, fatigue fatigue
Sieste de 2 heures
Tutorat de Français pour quelques étudiants
Entraînement de foot
Bibliothèque jusqu’à 10h30 11h00
Soirée jusqu’à 2h00
Et on recommence….

Take it easy !

lundi 7 septembre 2009


Bien le bonjour,

Chaque jour m’apporte son lot d’étonnement concernant certains aspects de la culture Américaine.
Contrairement à la France, où à l’Europe en général (j’ai l’exemple de l’étudiant Danois et l’étudiante Irlandaise pour appuyer mes propos), les Américains sont très attachés à la Religion.
Le Christianisme est bien sûr la première religion pratiquée ici dans le Tennessee, mais étonnement on peut trouver un nombre impressionnant de branches différentes, Catholiques, Baptistes, Adventistes et j’en passe.
Le dévouement des personnes est incroyable, il est commun de rencontrer des gens qui respectent à la lettre des principes qui nous paraissent (presque) inconcevables en Europe, comme le sexe avant le mariage, l’abstinence en général, le rejet de l’alcool et des drogues etc.
Certaines filles portent ce qu’elles appellent des « purity rings », qui est en quelque sorte une bague d’engagement, elles n’auront aucun rapport sexuel avant le mariage. Cette bague est attribuée au cours d’une cérémonie, où, accompagné de son père, la jeune fille prend Dieu à témoin de rester pure. Étonnant et intriguant. Je me permets néanmoins de préciser que la plupart des ces filles craquent après leur première année de College, parce qu’il faut pas déconner non plus.
Le dévouement et la passion lié à l’Eglise est néanmoins touchant, les jeunes blondinettes naïves et innocentes sont monnaie courante, elles rappellent néanmoins qu’il y’a des valeurs qui subsistent dans un monde peut être un peu trop déviant.
Pour ma part, j’ai beaucoup de respect pour ces gens qui affirment sans aucune honte leur appartenance à une tradition de dévouement. Contrairement à l’Europe, ces personnes sont respectés plutôt que moqués.

La semaine a été plutôt intense. Les cours prennent formes, et se révèlent êtres très intéressants. La bonne nouvelle néanmoins (se coucher à 2h00 du matin tous les soirs quand on commence à 8h00 ça allait au lycée, mais maintenant faudrait peut être se calmer), c’est que ce week end était de 3 jours.
En effet ce Lundi est le « Labor Day » aux USA , la fête du travail en gros. La plupart des étudiants en ont profités pour rentrer chez eux, mais je n’ai malheureusement pas pu prendre un avion express pour Marseille ou la Réunion.
Nous avons passé le 3ème Vendredi soir de suite chez un étudiant Allemand qui vit hors campus, c’est devenu en quelque sorte le repère des étudiants internationaux pour attaquer le week end. Plus tard dans la nuit c’est plutôt l’alcool qui attaque notre cerveau, et je peux vous dire qu’on mérite bien notre réputation d’Européens, surtout quand la France gagne la finale du concours international de « Chug » (littéralement vider une bière cul sec sans s’arrêter et en allant le plus rapidement possible, avec 20 personnes autour qui braillent « chug chug chug ») contre l’Irlande, vous pouvez être fier je fais honneur à notre pays, ou pas.
Après un mal de crâne matinal, nous avons assisté au premier match de Football Américain de la saison. L’équipe de Maryville accueillait une autre université dont j’ai oublié le nom. Une ambiance un peu hors du commun, avec pom-pom girls, groupes de musiques et cris des joueurs et spectateurs. J’ai d’ailleurs mis un album sur FB si vous voulez voir quelques photos.
Bon MC a perdu, il faut dire qu’on n’est pas très bon.

Le soir on a été invité par les parents de Laura, une de nos amies Américaines, à manger chez elle. Ses parents pratiquent eux aussi la « Southern Hospitality » (si vous ne savez pas de quoi je parle il fallait lire les autres articles !), et le repas était réellement exceptionnel, surtout quand on vous fait manger un steak qui doit faire la taille de ma cuisse. Des gens adorables, j’ai par ailleurs regardé un match de Football Américain, une bière à la main (pas de main dans le caleçon quand même) avec le père pendant que la troupe féminine allait chercher le hamster de Laura (vous comprendrez les priorités).
Hamster qui par ailleurs s’était échappé et caché dans la voiture, et qui n’est sorti qu’au moment où je me suis penché sur le problème et ai parlé en Français. Il a pris le nom de « Monsieur Minou ». Cocorico.

Après ça nous somme partis pour le Valarium, qui est une boîte de Knoxville. Très bonne boîte avec une bonne ambiance comparée à ce qu’on avait vécu précédemment (se référer à l’article sur Bar Knox). Je tiens d’ailleurs à préciser qu’il est monnaie courante d’aller chercher un de ses amis âgé de moins de 21 ans en prison pour consommation illégale d’alcool, ridicule, mais j’y reviendrais plus tard.

Cela nous amène au dimanche. Le dimanche c’est le Boomsday. Le Boomsday c’est le feu d’artifice, boom quoi, faut pas chercher plus loin.
On a passé l’après midi dans Knoxville, mangé un hamburger de 40 kilos (je comprends toujours pas comment j’ai pu perdre 5 kilos), et rejoint le bain de foule incroyable qui s’amassait sur les bords de la rivière pour assister au feu d’artifice tiré depuis le pont principal de la ville.
Un beau spectacle franchement. Non en fait je ne parle pas du feu d’artifice en lui-même, qui était tout de même très réussi, mais plutôt du bain de foule Américaine et le spectacle de la vie moyenne Américaine qui s’offrait à nos yeux. J’ai cherché des t-shirts de Johnny pour trouver une comparaison acceptable mais mes recherches ont étés vaines, j’ai par contre trouvé des sandwichs d’un gras indescriptible et des casquettes Tennessee tous les deux mètres.
Après cette belle immersion, on s’est dirigé vers une « House Party » (ouais ce qu’on voit dans les films, genre des verres en plastique rouge, une maison à étage, du monde dedans et dehors et des filles qui braillent), sauf que là c’était bien plus soft vu qu’on était dimanche soir.
Si vous avez bien suivi j’ai dis que je reviendrais sur l’alcool, donc je le fais, ok ?

L’âge légal pour consommer de l’alcool aux USA (que ce soit bière ou absinthe), est de 21 ans. 21 ANS 21 ANS 21 ANS 21 ANS 21 ANS 21 ANS 21 ANS 21 ANS 21 ANS.
Voilà c’est dit assez de fois pour comprendre l’absurdité du système.
Et ils ne déconnent pas avec ça, on ne rentre pas dans les bars, et la carte est demandée systématiquement pour tout achat potentiel.
Dans un pays encore très attaché à ses valeurs premières, il sera très difficile de trouver un candidat qui aura le courage de proposer un changement de cette loi. Pour ceux qui pensent que c’est une bonne chose, je me permets d’expliquer que les USA n’ont rien à voir avec la France au niveau de la sévérité de l’application d’une loi.
Si on vous surprend avec une bière à la main c’est au poste direct, puis tribunal, probation et amende. Alors les jeunes Américains qui veulent rigoler un peu le week end sont hors la loi.
Je peux vous dire que ça fait un clash quand on vient d’un pays où on peut aller dans son premier bar où acheter ses premiers packs d’Heineken à 15 ans.
Ce qui arrive généralement, c’est que les Américains, moins habitués à consommer de l’alcool dès un jeune âge, le tiennent mal et finissent souvent dans des états pas croyables. Pour eux nous sommes des « Crazy Europeans » qui peuvent boire 2-3 verres de vin sans êtres saouls, c’est la culture man.
Oui donc la House Party. Des voisins ont appelés parce qu’on faisait légèrement trop de bruit (d’accord on aurait peut être du éviter les leçons d’insultes de langues étrangères qui ont tournés en braillement), et voilà la voiture du Shérif qui se ramène, après un avertissement au propriétaire des lieux il est reparti en nous précisant qu’il valait mieux que tous le monde ait au moins 21 ans. Ouf.

Aujourd’hui nous sommes allés dans un « Mall » local, qui sont en gros les centres commerciaux Américains. Rien de plus à préciser. Ah si, on a fini la journée dans un restaurant Italien ce qui m’amène a un nouveau chapitre de la culture Américaine (si je vous fais chier vous me le dites).
Les serveurs ici ne sont payés que 2.50 dollars de l’heure, en France ils auraient déjà brûlés Paris et violés Carla Bruni.
Mais l’astuce réside dans le fait qu’ils sont payés aux pourboires. Et oui, la bonne surprise qui n’est jamais indiqué c’est qu’il faut laisser au minimum entre 15 et 20 % de la note en plus comme pourboire au serveur, qui en fera son salaire. On comprend mieux pourquoi les serveurs sont d’une gentillesse incroyable et vérifient toutes les minutes si tout se passe bien, tout en remplissant vos verres. Ils seraient prêts à vous retirer un bout de viande coincé entre les molaires pour 5 dollars de plus. Je trouve ça plutôt agréable néanmoins.


Bon j’en ai un peu marre d’écrire, surtout que mon roomate est en train de regarder Family Guy et que j’ai envie d’aller voir ça avec lui, avec une canette de coca dans une main et des chips dans l’autre. Non je déconne je fais gaffe à ma ligne quand même.

lundi 31 août 2009


20 jours précisement que je suis parti.
Le temps passe vite.

Les derniers jours ont étés bien remplis, comme d'habitude.
Je m'habitue bien à la vie sur le campus, et apprécie ce qui est proposé ici en terme d'investissement et de rencontres, c'est quelque chose que je n'aurais certainement pas eu la chance de vivre en France.

En lisant mes trois derniers messages je me suis rendu compte que je pouvais paraître un peu retissant à la culture Américaine, alors je voudrais corriger le tir.

Les Tennessiens sont justes adorables, et d'une hospitalité incroyable. Je n'ai jamais autant rencontré de gens aussi accueillants et heureux de rencontrer des étrangers.
J'ai beaucoup d'exemples en tête, mais une de mes premières rencontres avec ce qu'on appelle ici la "Southern Hospitality" se produit dans la station essence (où on peut acheter diverses choses) juste en face du campus.
On m'a demandé une carte d'identité pour acheter un briquet (oui oui...), et après discussion avec le gérant des lieux on a fini par boire un café ensemble. Est arrivé ensuite un vieillard très sympa qui m'a proposé de venir écouter son groupe de country qui joue tous les weekend, vraiment sympa.
Le nationalisme du sud peut donner lieu à des manifestations bien marrantes de temps en temps, comme hier soir où on a vu passer un pick-up bordé de deux drapeaux confédérés (drapeaux du Sud pendant la guerre civile Américaine), ici on les appelle les "Rednecks".

Le week end a été bien chargé, soirée le Vendredi, et soirée le Samedi. Encore une fois des gens très accueillants, et qui aiment faire la fête !

Aujourd'hui j'ai eu la chance inespéré (d'où la photo) d'aller tirer dans un "Shooting Range". Je me suis fait ami avec un Senior sur le campus, qui m'a proposé d'aller dîner chez lui et ensuite d'aller essayer quelques armes. J'avais vraiment envie d'être confronté à cet aspect de la vie Américaine.
Ses parents, d'une gentillesse admirable m'ont donc invités à manger un repas typique du Sud (dont je ne me souviens néanmoins pas du nom), et après quelques discussions sur les coutumes Françaises et Américaines je suis parti pour 2 heures de tirs.
J'ai eu l'occasion d'essayer un fusil à pompe, plusieurs pistolets à main dont un magnum et un beretta, un fusil à lunette, et plusieurs carabines. Ce fut réellement une expérience incroyable, surtout les heures de discussions avec le père au niveau des armes, de leur légalité aux USA et de la façon dont tout ce système marche ici.
Après une glace offerte dans un endroit dont j'ai encore oublié le nom (décidément), me voilà de retour sur le campus.

Oh, demain je change de room, je vais emménager dans Gibson, qui est un hall où vivent des étudiants plus âgés. Il s'agit d'un appartement avec un salon central, une petite cuisine, deux salles de bain et enfin deux chambres partagés par deux personnes. Je vais me sentir mieux qu'ici je pense.

J'ai aussi abandonné ma classe de composition (qui est inutile), pour pouvoir prendre une classe de Problèmes Politiques Contemporains, ce qui va être je pense bien plus intéressant!

Funny fact:
.Le long des autoroutes Américaines on peut trouver des fois des voitures à vendre. En effet des conducteurs tombent des fois en panne, et au lieu de payer des frais de réparation ou de dépanneur laissent leur voiture sur place, et reviennent ensuite pour la vendre au plus offrant et chanceux qui verraient la pancarte et la voiture le long de la route. Un tour de mécanique et on repart avec une voiture.

mercredi 26 août 2009

2éme semaine


Cela fait bientôt deux semaines que je suis arrivé. Le temps passe vite mais je suis très occupé, ce qui est bien j’imagine.
Le week end dernier on a expérimenté nos premières sorties.
Le Vendredi soir a été consacré à une sortie au Bar Knox, qui est une boîte de nuit à Knoxville. Bon alors là c’est juste indescriptible. Cette boîte est situé à côté de UT, qui est l’université principale de Knoxville et du Tennessee (plus de 30 000 étudiants si je ne dis pas de bêtises), autant vous dire que c’est juste impressionnant. Quand à la boîte en elle-même, on est resté approximativement 15 mn. Pour décrire l’ambiance, si vous êtes une fille il vaut mieux venir en sous vêtements directement (vous embêter pas à porter de robe ou autre, c’est presque inutile), et si vous êtes un gars tout d’abord déposer votre flingue à l’entrée, et ensuite rapprochez vous de tous les éléments féminins et collez vous à elle le plus possible. Non sans rire je crois n’avoir jamais autant ri tellement cette soirée fut clichée. Les filles à moitié à poil sur le bar qui se font verser des litres de vodka directement dans le gosier, ou les ghettos boys entourés de 4 filles.
Bon point positif de la soirée, avant ça on a été au « Cereal’s Bar » qui est un bar qui porte bien en son nom, en sachant qu’on n’y consomme que des Kellogs (vraiment toutes les sortes sont trouvables) avec du café du thé ou du lait, une ambiance très sympa.
Le Samedi j’ai eu la chance d’aller voir Inglorious Basterds à la séance de 00h00, je me permets de préciser l’heure tellement ça paraîtrait aberrant en France de trouver un cinéma encore ouvert à cette heure là.

Le dimanche, premier vrai tour dans le Tennessee. On a fait une courte randonnée à Cades Cove qui se trouve relativement au pied des Smoky Moutains (grand massif du Tennessee). Les paysages sont splendides et rappellent beaucoup l’auvergne je trouve. J’ai mis un album sur Facebook si vous voulez jeter un œil. Oh, autre point amusant : la plupart des Américains comprennent par randonnée rester dans leurs voitures et faire le tour de route proposé, la bouteille de coca dans la main et la musique country à fond.
Le dimanche soir, me voilà enfin dans le Tennessee, le vrai, le pays de la country, des Rednecks et des Cow-boys.
On est allé au Cotton Eyed Joeys (pas sûr de l’ortographe), qui est en fait une sorte de grand bar/club à l’ancienne. Le parking est surveillé par des cowboys sur des chevaux, oui je vous jure. A l’intérieur, musique country, vêtements locaux, concours de minishorts pour les filles et plein de Line Dance.
On s’est réellement régalé, et ce fut une bonne première approche de la vraie culture Tennessienne.

A part ça, j’ai rejoint une équipe de soccer (football chez nous) et m’entraîne presque tous les jours, un bon moyen de faire des rencontres et de s’entraîner un peu. Un tournoi est d’ailleurs à venir dans le mois qui suit pour nous confronter aux autres équipes.
Je vous ai parlé précédemment de ma chambre, et bien si je le veux je devrais pouvoir changer bientôt, j’attends un e-mail demain avec différentes propositions de chambres disponibles. Selon ce qui m’est proposé, j’opterais pour un hall avec des gens plus âgés, et pour des appartements partagés par plusieurs personnes (ce qui est bien mieux pour les rencontres etc.).

J’ai commencé les cours ce matin, j’ai pris un cours sur la civilisation antique, un autre qui est un séminaire sur la chasse aux sorcières aux USA (que ce soit Salem ou le McCarthyism), un autre cours de littérature anglaise et enfin un cours de composition pour mieux maîtriser notre rédaction. Exciting.
Rien à signaler en particulier sur les classes, à part que les lectures sont impressionnantes (une 30 aine de pages par cours et par jour), et que le nombre de personnes par classe est relativement faible, permettant un bon contact entre professeur et étudiant. Tout est accès sur la communication.

Mardi j’ai un RDV avec le directeur du journal local de MC, ils sont à la recherche de photographes pour le journal, je vais tenter ma chance.

Le fast food ça vous gagne


Le campus et sa vie n’est pas comparable avec ce qu’on a en France, il faut s’adapter, aller vers les gens, s’intégrer en participant au mieux aux multiples activités et clubs proposés.
J’ai eu l’occasion de rencontrer quelques uns des étudiants internationaux déjà présents sur place à l’International House, qui est le lieu de rassemblement de tous les étudiants internationaux, et où se trouvent les bureaux de la direction international du College.
Après un repas rapide, la fatigue et le décalage me font vite comprendre qu’il faut que j’aille dans ma chambre.
On me conduit alors à Copeland, qui est le « hall » ou je vis pour l’instant (je dois changer sous peu, mais j’y reviendrais après). Copeland n’est pas vraiment le paradis des étudiants qui ont la vingtaine, en sachant que c’est un dorm réservé uniquement aux Freshmen (qui sont les premières années).

Vous rêviez des clichés Américains qu’on peut voir dans beaucoup de films, et bien c’est à peu près ce qu’offre Copeland en ce moment même. Tous les étudiants de mon étage sont des Football Players (comprendre joueur de football Américain), et en les regardant on voit vite qu’ils ne tournent pas qu’au jus de fruit, mais bien au stéroïdes et tout ce qui est envisageable, ils ont 18 ans mais font déjà 120 kilos de muscle et paraissent 40 ans plus vieux. C’est rap US à fond, les Cheerleaders qui viennent baver le soir, etc. Marrant.
J’ai néanmoins la chance d’avoir une single room, ce qui me laisse sans colloc. Ce qui est préférable vu le QI de la plupart 

La semaine qui a suivie a été essentiellement consacrée à l’orientation. Alors il faut savoir que les USA ce n’est pas la France. On vous aide de A à Z, ce qui a des points positifs mais aussi négatifs j’imagine. A travers différents cours, présentations et tours du campus on nous présente la culture Américaine et tout ce qu’il faut savoir sur Maryville College (pour la suite je l’appellerais MC, vous ne m’en voudrez pas hein).

Allez, ce qui vous intéresse le plus, les chocs culturels :

.La nourriture : Deux cafétérias sont proposés à MC, Pearson’s, qui propose un choix acceptable de légumes viandes et plats divers, et Issac’s, qui est le fast food par excellence (je vous laisse deviner lequel est le préféré). Pour ceux qui pensent que je vais revenir avec 10 kilos de plus, et bien c’est le contraire, pour l’instant j’ai même perdu du poids en ne mangeant que les légumes etc. proposés à Pearson’s, qui est d’ailleurs le lieu de RDV de tous les étudiants internationaux en manque de pitance acceptable. Mais après mûre réflexion, la nourriture est toutefois relativement bonne si on choisit bien ses plats, ce qui est rassurant pour l’année à venir.
Il est réellement intéressant de voir que les Américains n’ont pas le même rythme que nous au niveau des repas. Ils dînent tôt, très tôt, et pour nos estomacs de Français (donnez-moi du pain du vin et du fromage svp) manger à 5h00 de l’aprèm c’est dur, mais on s’y fait. Beaucoup de grignotages, bien trop même. On peut trouver des distributeurs de boissons et confiseries/chips un peu partout. Et il est parfaitement normal ici de partir à Taco Bell ou Burger King à 11h00 où même plus tard dans la nuit, ah oui, la plupart des magasins, dont le sacro-saint Wallmart, sont ouverts 24/24.

.Le sport : La plupart des Américains sont très attachés au sport. J’ai eu l’occasion de comprendre ça pendant la première semaine, au cours de laquelle seules les équipes de sports étaient présentes sur le campus, football, soccer, baseball, cheerleaders etc. Et en avant le nouveau cliché des mecs bodybuildés à mort et des jolies blondes qui se baladent avec les t-shirts et pull de leur équipe en permanence. Les équipes officielles constituent un cercle très fermé, il est d’ailleurs admis par la plupart des Américains que beaucoup de joueurs (filles comme garçons) se prennent un peu pour les Dieux du Stade sur le campus, ce qui est je dirais relativement vrai, à la différence de beaucoup d’étudiants ce sont les personnes qui sont le moins intéressés et les moins avenants envers les étudiants internationaux. Whatever, comme on dit ici.
Beaucoup de gens courent et pratiquent un sport régulièrement, une ambiance générale plutôt saine règne sur le campus, peu de fumeurs et beaucoup de sportifs.

.Les habits : Bon, je ne sais pas si cette année je vais pouvoir porter autant que je le faisais en France toutes mes chemises/polos et autres jeans à moitié slim. Les Américains c’est plutôt casual, à comprendre : short, t-shirt (de l’école de préférence) ou pull, claquettes, et merci au revoir. J’ai d’ailleurs été directement démasqué le jour où j’ai porté une chemise et un jean, une fille est venue me voir et m’a dit : « Are you French ? », oui oui…..
L’ambiance décontracte est plutôt agréable, pas de fioritures inutiles, pas de maquillage pour les filles (ou pour les mecs…)

.Les voitures, les routes, et tout le reste en fait est juste énorme. Une Smart ici ce serait comme une fourmi dans une étable.

Comme dirait si bien la voix dans Secret Story, c’est tout, pour le moment….

Entrée en matière


Il était temps que je commence ce blog pour vous donner quelques nouvelles. Il est dur pour moi d’écrire régulièrement à tout le monde, je suis très occupé, ce qui est bien il me semble.

A travers ce blog je m’efforcerais au mieux de vous retranscrire ce que je vis ici, mes expériences, mes voyages, la vie Américaine qui, il faut bien l’avouer, est différente en bien des points avec ce que j’ai eu l’habitude de vivre.

Commençons par le commencement (ça me semble logique)

La dernière journée à Avignon a été dure, très dure. Avec l’aide de Paul j’ai effectué mon déménagement le mercredi (le Mcdo du retour était d’ailleurs stratégique), le jeudi je n’ai pas arrêté. Etat des lieux, couper tous les abonnements, et finalement amener ma chère 206 (tu me manques déjà) à Velleron. Le dernier tour de clé de l’appartement 267 m’a fait un pincement au cœur, on en a vécu des choses là dedans….

J’ai passé d’ailleurs une très agréable dernière soirée dans le Sud, chez Fabian, la base. Après concertation, on a pensé plus raisonnable avec Paul de dormir 1h00, après bien sûr quelques PES où j’ai perdu 3-0.

Lever 2h45, départ 3h30. On a frôlé la panne d’essence sur la route, merci la station d’essence de Cavaillon qui ferme la nuit.

Arrivé à Marignane bien dans les temps. Après 150 euros de surpoids de bagage à payer, un café et quelques cigarettes, je fais ma dernière bise de l’année à Paul et me voilà en salle d’embarquement.

Un mélange d’excitation et de peur m’habite, je me demande si je fais vraiment bien de partir, mais me résoud à penser que cette année est une opportunité que je n’aurais certainement pas deux fois dans ma vie.

Le voyage est long, très long. Je dors tout le long du vol jusqu’à Munich.

Ok c’est vérifié à 100%, je ne supporte pas le son de l’allemand, alors autant dire que les 3h00 d’attente à l’aéroport Allemand ont étés longues…..heureusement les « Liaisons Dangereuses » de Laclos (merci Brugnon) et « La Peste » de Camus m’ont aidés à tenir au pays des Bretzels.

Le vol jusqu’à Charlotte est à peu près de 9h00. J’ai à côté de moi un Syrien qui ne parlait pas un mot d’Anglais et à qui j’ai du faire la traduction de A à Z de tout ce qui a été dit, que du bonheur, surtout quand on sait que le film projeté est « 17 ans » avec Zack Effron .

Arrivé à Charlotte, je passe la douane sans problèmes. Et ca y’est, je suis arrivé aux USA, le logo vert du Starbuck me le confirme.

Dans l’avion jusqu’à Knoxville (destination finale) je sympathise avec un militaire de 23 ans qui revient d’Irak, autant vous dire qu’on est dans l’ambiance quand il se fait applaudir par tout l’avion alors qu’il s’assoit.

Me voilà enfin arrivé à l’aéroport international (hahahaha) de Knoxville. On ne comprend pas bien la dénomination précédente quand l’aéroport fait la taille de l’Aérodrome de Saint Didier, ce qui est d’ailleurs très bizarre vu la métropole impressionnante qu’est Knoxville.

Sanna, la co-directrice des échanges internationaux de Maryville College m’attrape à l’aéroport, et m’emmène vers ce qui sera désormais ma maison pour l’année à suivre.